•  

    PRÉSENTATION PRÉALABLE DE MAYOTTE, LE 101ème DÉPARTEMENT FRANÇAIS 

    https://www.google.fr/maps/place/Mayotte/@-12.8065128,45.0156962,11z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x220a0e33dcf28dbb:0xff32176795fe2a4b!8m2!3d-12.8275!4d45.166244 

     

     

    RESSOURCES SUR L'ÉTAT DE DROIT À MAYOTTE :
    " INSULARITÉ, INTÉGRATION, MIGRATION, QUELS ÉQUILIBRES TROUVER ? "
     
     
     
     
    - texte (France 24) : "La France accusée de fermer les yeux sur la chasse aux étrangers" 
     

     
     
    Comprendre les spécificités insulaires de Mayotte dans l'archipel comorien
    Identifier les écarts de développement
    Montrer l'attractivité mais aussi les règles de droit de la France en outre-mer
    Cerner les tensions et solutions possibles
     
     
     

    votre commentaire
  •  

    La mise en examen 

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • L'article suivant, tiré du Monde en date du 15 mars 2016, rassemble des données utiles sur la relation entre neutralité et respect des identités.

     

    «La loi El Khomri modifie au profit du salarié l’exercice de la liberté religieuse dans l’entreprise»

    Ce n’est pas encore un des éléments les plus discutés ou contestés, mais le projet de loi réformant le code du travail comporte une proposition concernant les questions du fait religieux au travail et de sa prise en compte. Jusqu’à présent les seuls repères dont disposaient les différents acteurs concernés, notamment les entreprises, étaient les recommandations de la Halde, une jurisprudence qui a du mal à se stabiliser, et les déjà nombreux rapports rédigés sur le sujet.

    Cette fois-ci, c’est le législateur qui se propose de fixer les règles et c’est déjà en soi une avancée. Toutefois il ne le fait pas en se contentant d’accompagner les pratiques qui semblaient peu à peu devenir la norme mais au contraire en proposant d’inverser la perspective. En effet l’article 6 de ce projet loi pose le principe que « la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché ». En quoi cette proposition va à l’encontre de ce qui était attendu par la grande majorité des observateurs ? Avant de répondre à cette question il est important de souligner deux éléments.

    Tout d’abord, cette question du fait religieux au travail est à relativiser sans pour autant la sous-estimer. Du côté des salariés et quelle que soit leur religion d’appartenance rare sont ceux qui manifestent d’une manière ou d’une autre leur croyance et leur pratique dans l’entreprise. Lorsqu’ils le font c’est le plus souvent pour demander un aménagement des plannings ou un jour d’absence pour assister à une fête ou respecter un rite. Les différentes études, notamment celles de l’Observatoire du fait religieux en entreprise, le montrent bien, alors que de plus en plus de managers se disent confrontés à cette question la part des cas bloquants et conflictuels reste limitée… même s’il est vrai qu’elle augmente. De manière générale près de 90 % des situations se règlent sans douleurs ni conflits. Pour autant il est aussi vrai qu’un peu plus de 10 % des cas posent de sérieux problèmes aux managers et aux entreprises. Mais ces situations de blocage relèvent d’une autre logique. Elles n’impliquent pas des personnes qui cherchent simplement à articuler leur pratique professionnelle et leur pratique personnelle (ici religieuse) et qui sont prêtes à discuter. Ces cas relèvent bien souvent de l’extrémisme et de la radicalisation et le paradoxe est qu’ils sont bien peu souvent au centredes préoccupations, des études et de l’action tant politique que managériale.

    Ensuite, il faut noter que cette question ne se pose pas qu’en France. La Belgique, l’Italie, la Suisse, le Royaume Uni mais aussi le Canada ou les Etats-Unis y sont confrontés. Si en France presque la totalité des cas concerne la pratique de l’islam, ce n’est pas le cas ailleurs. Pour ne citer qu’un exemple, les turbans et les Kirpans des Sikh font régulièrement débat aux Etats-Unis et au Canada (Québec). En France comme en Amérique du nord, le repère pour la prise en compte du fait religieux est la notion d’accommodement raisonnable. C’est dans la manière de mettre en œuvre cette notion que la proposition de loi propose un renversement de perspective lourd de conséquences. Outre-atlantique le principe est celui du primat de la liberté religieuse des personnes. Il revient à l’entreprise de s’accommoder, dans les limites du raisonnable, de l’exercice de la liberté religieuse d’un salarié. Ainsi, avec comme limite la mise en cause de sa bonne marche et de sa performance, l’entreprise doit adapter son fonctionnement pour permettre à un salarié d’exercer sa liberté religieuse. En France l’approche, qui a semblé devoir devenir celle de référence avant cette loi, propose une démarche inverse. Il revient au salarié de s’accommoder - avec la même référence à la notion de « raisonnable » - des contraintes sur sa pratique que fait peser l’organisation. Dans les deux cas la liberté religieuse est au centre. Toutefois, dans le premier elle s’impose à l’entreprise alors que dans le second elle est contrainte par le fonctionnement de cette dernière.

    Ce que propose cet article 6 de la proposition de loi est d’adopter la perspective nord-américaine. Ce n’est pas anodin y compris au-delà du périmètre de l’entreprise. En effet, cette question du fait religieux au travail pose directement celle de l’articulation entre des systèmes de règles qui transcendent les individus : la règle religieuse et celle de l’entreprise, à un autre niveau la règle religieuse et la règle républicaine. Il convient de rappeler que contrairement à ce qui est parfois affirmé, la France n’est pas un pays laïc. C’est l’Etat qui est laïc et non la France. La laïcité est un concept de droit public qui affirme la neutralité de l’Etat vis-à-vis des religions et qui exclut le fait religieux et l’influence religieuse de la sphère de l’Etat.

    Pour autant les religions et la liberté religieuse ont toute leur place en France dans le respect des personnes et des institutions. Sauf à prétendre qu’il faudrait bannir toute expression religieuse des lieux publics - et donc de l’entreprise - la question n’est donc pas celle de la laïcité. La question est celle de savoir si une personne ou un groupe, voir une communauté, peut imposer sa pratique religieuse à son environnement, à charge pour ce dernier de s’en accommoder. Si cet article de la proposition de loi pose question, c’est qu’il induit ce renversement de perspective. Il induit de fait un mode de prise en compte de la question religieuse et de la place des religions dans la société qui tient davantage du communautarisme que de l’universalisme républicain.

    En revanche il n’est pas certain qu’il permette aux entreprises d’y voir plus clair sur cette question et surtout il est peu probable qu’il leur permette de trouver des solutions aux situations les plus conflictuelles.

    Lionel Honoré est professeur des Universités, directeur de l’Observatoire du fait religieux en entreprise


    Sourcehttp://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/15/la-loi-el-khomri-modifie-au-profit-du-salarie-l-exercice-de-la-liberte-religieuse-dans-l-entreprise

     

    Questionnement

    •  À quelles pratiques religieuses est-il ici fait référence ?

    • Comment la loi de réforme du code du travail envisage-t-elle le rapport entre salarié et entreprise ?  

    • À partir des informations contenues dans ce texte, vous chercherez à définir de deux manières la notion de "liberté", selon l'approche anglo-saxonne et selon l'approche française.

    • Quelles peuvent être selon vous les incidences de cet article dans la vie de l'entreprise ?

    • Quelles précautions doit-on imposer selon vous ? En vous plaçant au niveau d'un chef d'entreprise, quels problèmes peuvent selon vous se faire jour et comment chercheriez-vous à y répondre ? (fiche activité en appui)

    • Auriez-vous à proposer une autre formulation de cet article de loi ? 

     

    Texte de la loi :

    PREAMBULE 
    PRINCIPES ESSENTIELS DU DROIT DU TRAVAIL
    Section 1 Libertés et droits de la personne au travail 
    Art. 1er. - Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. 
    Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. 
    Art. 2. - Toute personne a droit au respect de sa dignité dans le travail. 
    Art. 3. - Le secret de la vie privée est respecté et les données personnelles protégées dans toute relation de travail. 
    Art. 4. - Le principe d’égalité s’applique dans l’entreprise. L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit y être respectée. 
    Art. 5. - Les discriminations sont interdites dans toute relation de travail. 
    Art. 6. - La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. 
    Art. 7. - Le harcèlement moral ou sexuel est interdit et la victime protégée 
    Art. 8. - Il est interdit d’employer un mineur de moins de seize ans, sauf exceptions prévues par la loi. 
    Art. 9. - La conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale est recherchée dans la relation de travail. 
    Art. 10. - L’employeur exerce son pouvoir de direction dans le respect des libertés et droits fondamentaux des salariés. 

     

     


    votre commentaire
  • 14 octobre 2015, un jour après les attaques djihadistes 

    Deuil national, drapeau en berne

     

    Deuil national décrété de trois jours

    Deuil national, drapeau en berne

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/14/qu-est-ce-qu-un-deuil-national_4809923_4355770.html

     

    Les civils, le peuple et l'armée républicaine

    Deuil national, drapeau en berne, République debout

    Deuil national, drapeau en berne, République debout

     

    La réaffirmation collective et populaire du drapeau bleu-blanc-rouge en tant qu'étendard républicain :

    Deuil national, drapeau en berne, République française

     Article du Monde

    Télécharger « Drapeau_Français_République_13nov2015.pdf »

     

     

     

     


    votre commentaire